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- Combien coûte une voiture en fourrière à partir du 1er octobre 2026 ?
- Où chercher sa voiture quand elle a disparu de sa place ?
- Quels documents faut-il pour récupérer sa voiture en fourrière ?
- Combien de temps avant que la voiture soit vendue ou détruite ?
- Pourquoi les tarifs de fourrière vont-ils augmenter chaque année ?
- L’assurance auto rembourse-t-elle les frais de fourrière ?
- Le vrai coût se joue dans les premières heures
Vous revenez à l’endroit où vous aviez garé votre voiture, et la place est vide. Si le véhicule a été enlevé par la fourrière, la facture minimale atteint 164,95 € pour une sortie le jour même à partir du 1er octobre 2026, hors amende. Chaque journée supplémentaire ajoute 7,15 €, et le compteur tourne dès le premier jour entamé.
La mise en fourrière est une mesure de police : une autorité publique ordonne le déplacement d’un véhicule en stationnement interdit, gênant, abusif ou dangereux, puis sa garde par un professionnel agréé. Le nouveau barème fixé par l’arrêté du 13 septembre 2026 relève les plafonds d’enlèvement et de garde pour la première fois depuis 2024, et les indexera chaque année à partir de 2027. Au-delà du prix, c’est surtout le temps perdu qui alourdit la note. Comment retrouver sa voiture, avec quels papiers, et combien la récupérer vous coûtera-t-il vraiment ?
Combien coûte une voiture en fourrière à partir du 1er octobre 2026 ?
Une voiture particulière récupérée le jour de son enlèvement coûte 164,95 €, contre 157,20 € jusqu’au 30 septembre. Ce total additionne quatre lignes : immobilisation, opérations préalables, enlèvement et garde, dont seules les deux dernières augmentent. Ces montants sont des plafonds nationaux qu’une commune peut appliquer à la baisse, jamais à la hausse.
| Durée en fourrière | Jusqu’au 30 septembre | À partir du 1er octobre | Écart |
|---|---|---|---|
| 1 jour | 157,20 € | 164,95 € | + 7,75 € |
| 3 jours | 170,70 € | 179,25 € | + 8,55 € |
| 7 jours | 197,70 € | 207,85 € | + 10,15 € |
| 10 jours | 217,95 € | 229,30 € | + 11,35 € |
D’après le barème détaillé par JeChange, l’enlèvement passe de 127,65 € à 135 € et la garde journalière de 6,75 € à 7,15 €, soit une hausse d’environ 5,8 %. Une semaine d’attente coûte désormais 50,05 € de garde, bien plus que la hausse elle-même. Les communes les plus importantes relèvent d’un barème distinct, avec une garde fixée à 10 € par jour.
Ce tableau ne comprend pas l’amende de stationnement, facturée à part. Avant de payer quoi que ce soit, encore faut-il savoir où votre voiture a été emmenée.
Où chercher sa voiture quand elle a disparu de sa place ?
Le premier appel se passe au commissariat, à la gendarmerie ou à la police municipale de la commune où la voiture était garée. Ces services savent en quelques minutes si un enlèvement a été ordonné, car chaque mise en fourrière est enregistrée dans le fichier national SI Fourrières. Ils vous indiquent l’adresse du parc et ses horaires.
Cette vérification écarte aussi l’hypothèse du vol, qui appelle une tout autre démarche. La vidéo ci-dessous reprend les étapes clés, du signalement jusqu’au retrait du véhicule, avec des montants antérieurs au nouveau barème.
Le gardien ne peut pas vous rendre le véhicule sur simple demande. Il lui faut une autorisation de sortie délivrée par l’autorité qui a ordonné l’enlèvement, ce qui suppose de réunir quelques pièces avant de vous déplacer.
Quels documents faut-il pour récupérer sa voiture en fourrière ?
Quatre documents sont exigés pour obtenir l’autorisation de sortie puis repartir avec le véhicule, et un seul oubli vous renvoie chez vous pendant que la garde court à 7,15 € par jour. Préparez-les avant de vous rendre au parc :
- une pièce d’identité au nom du propriétaire, ou une procuration si quelqu’un y va à sa place ;
- le permis de conduire valide de la personne qui reprend le volant ;
- le certificat d’immatriculation du véhicule, dont vous pouvez vérifier les données en suivant la démarche en ligne de la carte grise ;
- l’attestation d’assurance en cours de validité, sans laquelle le véhicule ne peut pas circuler.
Le règlement se fait sur place, en carte bancaire ou en espèces selon les parcs. Conservez la facture et le bon de sortie signé : ils serviront en cas de contestation ou de dommage constaté plus tard.
Si la voiture n’est plus en état de rouler, une autorisation provisoire permet de l’envoyer directement chez un garagiste pour réparation. Reste la question du délai, qui ne joue pas en faveur du propriétaire.
Combien de temps avant que la voiture soit vendue ou détruite ?
Un véhicule non réclamé est réputé abandonné 15 jours après la mise en demeure adressée au propriétaire, puis remis au service des domaines pour être vendu. Ce délai tombe à 10 jours seulement quand l’expertise estime sa valeur marchande insuffisante : la voiture part alors à la destruction.
Dans les trois premiers jours, le véhicule réclamé est restitué sans classement préalable. Au-delà, une expertise peut intervenir et ses frais s’ajoutent à la facture. Une voiture vendue ou détruite reste à la charge de son propriétaire, qui doit encore régler les frais engagés et résilier son contrat d’assurance.
Ces délais expliquent pourquoi les professionnels réclamaient depuis longtemps un barème revu. Leur mobilisation a fini par peser sur la décision de l’État.
Pourquoi les tarifs de fourrière vont-ils augmenter chaque année ?
Le protocole signé le 3 septembre 2026 entre l’État, la Fédération nationale de l’automobile et Mobilians prévoit une révision annuelle des tarifs. L’arrêté la rend applicable à compter du 22 septembre 2027, en fonction du carburant, de la main-d’œuvre, des assurances et du prix des véhicules de dépannage.
Cette clause rompt avec des hausses espacées de deux à six ans, comme en 2017, 2020, 2024 puis 2026. Elle fait suite à une mobilisation de mai 2026, lorsque plus de 200 dépanneuses venues de toute la France se sont rassemblées devant le ministère de l’Économie. La profession juge encore l’effort insuffisant.
Ce protocole constitue une première avancée concrète après plusieurs mois de mobilisation et de dialogue avec les pouvoirs publics. Nous saluons les engagements pris par l’État, notamment sur les tarifs, la sécurité et la modernisation du cadre réglementaire.
Philippe Gimenez, président de la branche dépannage-remorquage-fourrière de la FNA, communiqué de presse du 4 septembre 2026
Pour l’automobiliste, cela signifie une facture qui bougera désormais chaque automne. Beaucoup pensent alors pouvoir se retourner vers leur assureur.
L’assurance auto rembourse-t-elle les frais de fourrière ?
Aucun contrat d’assurance auto ne rembourse une mise en fourrière, quel que soit le niveau de garantie. Un remorquage après panne est couvert, un enlèvement ordonné par l’autorité publique ne l’est jamais, qu’il s’agisse de la garantie assistance, de la formule tous risques ou de la garantie vol.
La protection juridique peut en revanche financer une contestation, sans jamais prendre en charge la facture. Si la carrosserie a été abîmée pendant l’enlèvement ou la garde, la responsabilité du gardien est engagée. Les réserves doivent être écrites sur le bon de sortie avant de quitter les lieux, sinon le dommage devient très difficile à faire reconnaître.
Le vrai coût se joue dans les premières heures
Un stationnement très gênant est verbalisé 135 €, un stationnement gênant 35 €, en plus des frais de fourrière. Une voiture récupérée le lendemain revient couramment à plus de 300 €, une somme qu’aucune assurance ne vient alléger et que la réactivité du propriétaire fait varier bien davantage que le barème.
Avec l’indexation annuelle, cette facture montera un peu chaque automne, et la différence entre une sortie le jour même et une sortie après une semaine continuera de se creuser. Savoir où sont rangés la carte grise et l’attestation d’assurance pèse finalement autant que les petites économies sur les frais de votre auto, puisque chaque jour gagné retire 7,15 € de la note.


