Vous comptez utiliser une partie de votre capital pour acheter des actions ? Il est important de se renseigner sur la fiscalité liée au trading. Nous allons donc nous intéresser à ce sujet.

Le trading est il imposable ?

Comme vous le savez, le trading est une activité rémunératrice. Dès lors que vous avez une plus-value ou que vous versez des dividendes aux actionnaires, vous devrez payer des impôts. Le trading est donc bien imposable et cela chaque année. Mais de quel taux parlons-nous ?

Vous devez savoir que vous serez soumis au PFU, autrement dit Prélèvement Forfaitaire Unique. Son taux est de 30 %. Attention, il comprend 2 types de prélèvements, à savoir :

  • l’impôt sur le revenu (12,8 %)
  • les prélèvements sociaux (17,2 %)

Cela concerne tous les placements boursiers que vous pourrez faire. Ainsi, les actions, les obligations, les produits dérivés, les valeurs mobilières n’y échappent pas.

Pour payer vos impôts, cela se fait automatiquement. En effet, votre courtier va transmettre directement les informations au fisc. Votre rôle sera de vérifier que cela correspond bien à la réalité des opérations que vous avez faites dans l’année. Attention, si vous avez un compte à l’étranger (par exemple, avec eToro), ce sera à vous de faire les démarches. Vous devrez alors remplir la case 3VG sur votre déclaration d’impôt : Plus-Value et Gains Divers. Il faudra alors indiquer vos gains et vos moins-values.

Comment ne pas payer d’impôts sur le trading ?

Voyons maintenant si vous avez la possibilité de réduire le montant de votre taxe. C’est possible, mais autant vous dire que vous n’aurez pas beaucoup de solutions et que cela se fait obligatoirement sur le long terme.

Pour commencer, vous devez savoir que si vous avez eu dans l’année, des pertes plus importantes que vos plus-values, vous aurez la possibilité d’utiliser le reliquat pour réduire vos impôts. Suivant la somme, cela peut se faire sur une durée de 10 ans.

Pour limiter vos impôts sur le trading, vous pouvez aussi envisager d’investir avec un compte-titres : le PEA. Par contre, vous serez limité aux actions européennes. En effet, avec un PEA, il est impossible d’acheter des actions américaines et également les matières premières. Néanmoins, cela vous permet de ne pas payer l’impôt sur le revenu, sauf si vous faites un retrait dans les 5 ans qui suivent son ouverture. Si vous le conservez durant 5 ans, vous serez uniquement redevable des prélèvements sociaux. À titre d’information, le plafond d’un PEA classique est fixé à 150 000 euros. Il existe aussi un PEA-PME dont le plafond est à 225 000 euros.

La dernière solution pour payer moins, c’est d’ouvrir une assurance-vie. Pour en profiter, vous devrez la conserver au moins 8 ans. Que vous ayez une plus-value ou que vous perceviez un dividende, vous ne serez pas redevable du PFU. Enfin, ceci est vrai à condition que vous ne fassiez aucun retrait (le rachat implique forcément une imposition). Sachez aussi que les fonds en euros sont soumis aux prélèvements sociaux, comme pour le PEA.

le trading est il imposable