Nez rouge à cause du froid : que faire pour s’en débarrasser ?

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Quand il fait froid, on a vite fait de ressembler à un clown avec son nez tout rouge. Ce n’est souvent pas drôle : quand le froid est intense, c’est parfois douloureux au point de ne plus sentir son nez, comme s’il ne faisait plus partie du visage.

Arriver à un rendez-vous galant le nez écarlate alors qu’on s’est mis sur son 31, ce n’est pas non plus très glamour. Et qui dit nez rouge dit aussi écoulement nasal, les deux vont de pair en période de grand froid : on sort les mouchoirs même pour aller acheter du pain chez le boulanger d’en face.

Ce rougissement n’a pourtant rien d’une fatalité : il s’agit d’une simple réaction des vaisseaux sanguins du visage exposés au froid, un petit désagrément auquel il est tout à fait possible de remédier pour ne plus ressembler à un clown qui revient de son spectacle d’animation pour enfants. Quels gestes adopter, alors, pour garder un nez tranquille tout l’hiver ?

Pourquoi le froid s’en prend d’abord au nez

Le nez est une partie du visage relativement sensible, et il ne faut pas oublier qu’il est le responsable de notre sens olfactif. Sa mission va pourtant bien au-delà : véritable climatiseur naturel, il réchauffe l’air inspiré pour l’amener autour de 34 °C avant la trachée, d’après la physiologie respiratoire, tout en l’humidifiant.

Exposé sans protection, il subit une mécanique bien connue : les vaisseaux se contractent pour limiter les pertes de chaleur, puis se dilatent brutalement au retour au chaud, d’où cette teinte écarlate. Le protéger et en prendre soin reste donc très important pour éviter rhumes et grippes, ces infections hivernales que le froid favorise en asséchant la muqueuse.

Que faire au quotidien : le réflexe de l’écharpe sur le nez

Vous pouvez agir quotidiennement pour protéger votre nez et éviter qu’il ne devienne tout rouge à cause de températures excessivement basses, grâce à un rituel simple à base d’écharpe :

  • avant de sortir, couvrez votre bouche et votre nez d’une écharpe ;
  • respirez dedans : vous allez humidifier l’air à l’intérieur de l’écharpe ;
  • cette humidité protège les tissus qui se trouvent à l’intérieur du nez ;
  • elle est particulièrement importante pour que le nez ne se dessèche pas et ne rougisse pas.

L’air expiré ressort à près de 35 °C et chargé de vapeur d’eau, ce qui transforme l’écharpe en un mini-sas de réchauffement redoutablement efficace. La façon de respirer compte d’ailleurs autant que le tissu qui couvre le visage.

Respirer par le nez plutôt que par la bouche, un réflexe qui change tout

Quand vous sortez dehors, habituez-vous à respirer par votre nez, et non par votre bouche. Ce geste va permettre de faire circuler le sang et de réchauffer le nez, mais aussi de garder la chaleur corporelle plus longtemps.

Bouche ouverte, vous laissez en réalité s’échapper la chaleur de votre corps. C’est un réflexe que nous faisons tous, et pourtant il n’est pas des plus judicieux quand l’organisme se bat déjà pour maintenir ses 37 °C internes.

Respirer par le nez, au contraire, fait passer l’air chaud par ce dernier et le garde un peu plus longtemps au chaud. Le bénéfice est double, puisque l’air arrive aussi moins froid et moins sec dans les bronches, ce qui les ménage.

Crème hydratante, fond de teint : les autres solutions qui font la différence

Au-delà de la respiration et de l’écharpe, plusieurs gestes complémentaires limitent les rougeurs. Vous pouvez aussi miser sur la cosmétique comme barrière contre le froid :

  • appliquer une crème hydratante sur votre nez avant de sortir, idéalement une trentaine de minutes en amont, pour créer une barrière protectrice contre le froid ;
  • éviter le choc thermique au maximum, car il peut engendrer de petites lésions et des rougeurs autour du nez ;
  • si vous souffrez de couperose, faire de la crème hydratante un réflexe qui n’est pas une option à négocier, le froid ayant tendance à l’aggraver ;
  • appliquer une couche de fond de teint si votre nez a tendance à trop rougir, pour un effet trompe-l’œil immédiat ;
  • garder la grosse écharpe comme meilleure solution, le temps d’arriver à votre destination.

Aucun de ces gestes ne demande un gros budget. Le bon ordre consiste à hydrater d’abord, camoufler ensuite, couvrir enfin, chaque couche complétant la précédente.

Couperose : quand le froid réveille des rougeurs durables

Chez certaines personnes, la rougeur ne disparaît pas en rentrant au chaud. La couperose, cette dilatation visible des petits vaisseaux du visage, est l’une des manifestations de la rosacée, une affection cutanée qui concerne environ 5 % de la population, selon une étude mondiale menée pour les laboratoires Pierre Fabre, et le temps froid lui est particulièrement propice.

Le froid n’est pas l’ennemi de la peau à condition de la protéger avec une crème hydratante.

Catherine Oliveres-Ghouti, dermatologue, dans un entretien à Pourquoi Docteur, février 2019

La couperose se traite d’ailleurs l’hiver chez le dermatologue, et une protection quotidienne évite bien des poussées. Le même froid humide expose aussi les extrémités aux engelures, ces rougeurs gonflées et douloureuses qui surviennent sans qu’il gèle nécessairement dehors.

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Les conseils de l’émission Allo Docteurs pour prévenir les engelures, l’autre désagrément des extrémités exposées au froid.

Mains, pieds, oreilles, nez : les zones les moins vascularisées trinquent les premières, et leur changement de couleur doit alerter. Cette fragilité des extrémités explique pourquoi la meilleure défense reste une couverture complète, de la tête aux pieds, dès que le thermomètre plonge.

Du cache-nez aux gants : protéger toutes les extrémités

Lorsque les températures ont tendance à chuter, les extrémités du corps sont les premières à être impactées. Pieds, mains et tête doivent donc être protégés le plus possible, ce qui évite d’être gelé tout au long de la journée : on peut certes se réchauffer auprès d’un radiateur ou d’un feu alimenté en bois bien sec, mais la température du corps reste ensuite difficile à réguler une fois le froid installé. C’est pour cette raison qu’il faut bien s’habiller avant de sortir :

  • n’hésitez pas à porter un bonnet doublé avec de la laine pour protéger les oreilles, qui sont aussi très sensibles ;
  • pour le cou, l’écharpe est clairement votre meilleure amie : n’hésitez pas à réaliser plusieurs tours pour bien protéger le menton ;
  • les gants sont aussi indispensables, en privilégiant des matières bien chaudes comme la polaire ou la laine ;
  • pour les pieds, les chaussettes chauffantes sont intéressantes, au même titre que les semelles et les chaussures doublées, voire deux paires de chaussettes fines plutôt qu’une seule épaisse.

Pour le nez, il existe des protections spécifiques, plutôt réjouissantes si cette partie de votre visage est fragile : les prix sont abordables et certaines écharpes enveloppent tout le bas du visage. Ce souci de couvrir la tête vaut à tout âge, comme le montre la chapka pensée pour les bébés, qui protège à la fois le crâne, les oreilles et le cou des tout-petits.

Ce que le nez rouge dit de notre rapport au froid

Le nez qui rougit n’est pas une coquetterie mal placée, c’est un thermomètre : il signale que l’organisme redistribue sa chaleur vers les organes vitaux. Les indices de refroidissement éolien de Météo-France rappellent qu’un vent soutenu fait chuter la température ressentie de plusieurs degrés, parfois une dizaine, accélérant d’autant cette réaction du visage.

Entre l’écharpe respirée, la crème appliquée en avance et la respiration nasale, la panoplie anti-nez rouge tient finalement dans une poche de manteau. La vraie partie se joue dans la régularité de ces petits gestes, ceux qui décident, au cœur de l’hiver, si le froid reste un plaisir de saison ou devient une épreuve quotidienne.

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